Entretien publié dans Diversité n°207, et réalisé par Prisca Fenoglio et Marie Lauricella en 2025.
Diversité : Qu’est-ce qui vous a amenée à « entrer » dans la recherche ?
Marie-Charlotte Allam : Dès ma troisième année à Sciences Po Grenoble, j’ai commencé à travailler sur les formes d’engagement des enseignants et sur la politisation de la pédagogie. Alors que je m’intéressais aux mobilisations enseignantes contre un logiciel de fichage des élèves (Base Élèves), j’ai rencontré des promoteurs d’« alternatives pédagogiques » dans l’enseignement public : militants du Réseau éducation sans frontières (RESF), du mouvement Freinet ou encore du Groupement français d’éducation nouvelle (GFEN). Ces militants pédagogiques mettent en avant la dimension politique de leur pédagogie et défendent l’idée qu’on peut faire advenir une société plus démocratique grâce à une éducation égalitaire dans l’école. Continuer la lecture de « « J’ai voulu retranscrire une petite partie de l’histoire des pratiques, des mobilisations collectives et des politiques en faveur de pédagogies qui se revendiquent comme “alternatives” à l’enseignement public français » »
« Ici, la vie était une affaire de trajets. On allait au bahut, chez ses potes, en ville, à la plage, fumer un pet’ derrière la piscine, retrouver quelqu’un dans le petit parc. On rentrait, on repartait, pareil pour les adultes, le boulot, les courses, la nounou, la révision chez Midas, le ciné. Chaque désir induisait une distance, chaque plaisir nécessitait du carburant
Avec ce format podcast, nous souhaitons rendre nos productions écrites – en particulier les numéros d’Édurevue – accessibles à un public élargi, et approfondir notre démarche de médiation scientifique. L’idée ? Vous faire entrer dans les coulisses de nos réflexions en vous montrant comment les disciplines de recherche éclairent une question éducative.
Depuis un quart de siècle, PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) s’est imposé comme le baromètre mondial de la performance éducative. Pilotée par l’OCDE (l’Organisation pour la coopération et le développement économique), cette enquête mobilise plus de 90 pays. Elle est menée tous les trois ans et mesure les compétences des élèves de 15 ans en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en culture scientifique. Ses objectifs ? Produire des données inédites pour évaluer les systèmes scolaires, tout en influençant leur transformation.
Être étudiant·e, c’est faire l’expérience du passage à l’âge adulte, subir une pression pour réussir ses études, ou encore être traversé·e par des questionnements sur ses choix d’orientation scolaire et professionnelle. Autant d’épreuves qui permettent de qualifier ce passage de l’existence comme « à risque ». La crise sanitaire a marqué un tournant dans la publicisation et la prise en compte de la santé mentale des étudiant·es. Les enquêtes de santé publique se sont depuis multipliées pour objectiver leurs souffrances psychiques, révélant une détérioration croissante de leur santé mentale. Au-delà des chiffres, quelles réalités derrière ces résultats préoccupants ?
« Tous derrière l’équipe de France PISA ! » Empruntant à la rhétorique de la compétition sportive et surfant sur l’héritage récent des Jeux olympiques de Paris 2024, c’est avec ces paroles que se clôt la