
Chaque numéro de la collection Édudébat renvoie à ce texte, qui en expose les principes. Il détaille les choix théoriques, méthodologiques et éditoriaux qui en guident la publication. Ces choix reflètent une conception de la médiation scientifique portée par l’équipe Veille et Analyses de l’IFÉ/ENS de Lyon.
Lire le premier numéro de la collection Édudébat consacré aux controverses éducatives qui circulent dans le débat public sur le sujet de la cantine scolaire : À la cantine, tout ne se joue pas dans l’assiette (Gaussel, 2026).
L’Édudébat repose sur une structure stable, organisée en quatre volets qui occupent la partie centrale : un cadrage de la thématique, qui expose la manière dont la question est formulée dans le débat public (arènes politique, médiatique, scientifique et citoyenne) ; une section « ce que l’on sait », qui restitue les éléments sur lesquels la recherche apporte des résultats convergents ; une section « ce qui fait débat », qui identifie au sein du débat les positions en tension, leurs arguments et les zones d’incertitude ; enfin, une section « ce que le débat ne dit pas », qui signale les dimensions de la question peu ou pas discutées dans l’espace public. Quant aux marges, elles ont pour fonction de mettre en relief certains éléments favorisant ainsi une appréhension du contenu plus immédiate. La rédaction respecte les règles d’écriture non discriminante préconisées par l’Institut National de la Recherche Scientifique (INRS, 2021) et par le Haut Conseil à l’Égalité entre les Femmes et les Hommes (HCE, 2022) et celles de l’orthographe rectifiée (ministère de la Culture, 2006).
Ce point de départ a des conséquences méthodologiques. Il suppose de prendre en compte les arguments du débat public dans leur formulation effective, y compris lorsqu’ils reposent sur des raccourcis analytiques ou des présupposés non explicités. Le travail sociologique a mis en évidence l’importance de ces représentations issues du sens commun qui tendent à s’imposer comme allant de soi – ce que Durkheim (1895) désigne par le terme de prénotions. La formulation « les écrans nuisent aux apprentissages », fréquente dans les débats éducatifs contemporains, en constitue un exemple : elle postule un lien de causalité direct, alors que les travaux de recherche documentent des relations différenciées selon les usages, les tranches d’âge et les contextes scolaires.
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